Le blog du nain

Du datamining, ou presque

Des babtous et des lettres 15

Vieillir, c’est faire un pas de plus dans sa vie. Se rapprocher toujours plus de sa fin.

Mais est-ce tragédique pour autant?

La vie n’est qu’une longue ligne de chemin de fer qu’il faut battre tant qu’il est chaud, chaque année qui s’écoule est une station visitée qui disparaît à contrario. Sommes nous pressés d’arriver? Non.

A chaque arrêt, c’est un monde entier que l’on s’en va visiter. Lorsque le temps oblige, à se remettre en marche, il est parfois dur de rester digne. On esquive nos larmes et souvent même on les caches.

Tout les nouveaux monde que l’on découvre ainsi sont source de bonheur, et de plaisir aussi, souvent durs à quitter, on les aimes d’autant plus, que dans ces vertes contrées un jour on ne viendra plus.

Quand toutefois le train, s’arrête sans repartir on s’assied sur un banc, et réfléchit quelques temps :
– Quel beau voyage n’avons nous point fait ? A changer sans arrêt l’herbe sur laquelle on marchait. Ne se serait-on point lassés si pendant de trop  longues années nous aurions du rester dans un même pays qu’à la base nous ne voulions que visiter?
Certes nos larmes auront coulé peut être trop souvent, mais à chaque porte que l’on ferme c’est un nouveau monde qui s’étend, une terre à découvrir, des cœurs à découverts, cela fait bien assez de gens pour rire de concert.
Quand enfin on se lève c’est avec insouciance, et un malin plaisir que l’on abandonne nos sens, pour aller où l’on veut cela est personnel au delà de la vie plus rien ne me concerne.

Voyageons voyageons, car si nous demeurons pour sur qu’à la fin, nous le regretterons.

 

 

Des Babtous et des Lettres 14

Virevoltant au grès du vent, chutant au grès du temps, tout de bronze et de vermeil lors qu’à jamais je sommeille, je m’étire en silence et dans le vide je m’élance.
Le vent vient me caresser et je me sens m’envoler, bien loin de l’endroit d’où je me suis jetée. Au cours de mon envolée je pourrais observer de belles choses, que jamais je n’eu espéré de mon regard effleurer.
Au grès du vent je m’en irais, chutant doucement, pour finir mon voyage sous un ciel tout de cyan.
En d’autres temps, je peux prendre mon envol plus précipitamment. Tout autour de moi est vert, parfois je me détache, fuyant comme une lâche, ces autres qui me jalousent, sentant un instant, le vent devenir mon épouse
Encore une fois je chois, et fini ma route en bas.
Je vis, à l’image du temps, l’instant mobile de toute une vie immobile.

Je peux vivre longtemps sans bouger, mais quand soudainement, l’envie m’en prend, je me jette et m’étends en quelques instants.

 

Des Babtous et des lettres 13

Je vis, d’avant en arrière, d’arrière en avant, oscillant tout le temps, tout au travers du vent. Mon humeur m’est précieuse, mais elle m’est balanceuse, changeante à tout moments.

Aussi voudrais-je écrire, des mots pour me décrire, mais c’est si profondément, que m’emporte le temps, que je ne peut saisir, de mots pour les faire lire.

Alors j’abandonne, sombrant sous l’eau qui tonne, qui ma pensée inonde, me tirant quelques instants, bien loin hors de ce monde.

Mais lorsque mes pieds, peuvent à nouveau bouger, c’est mon corps tout entier qui peut en émerger. Je me vois m’envoler, mes pensées sont soulevée, bien au dessus de l’eau je dois là demeurer. Voila ce que je ressens quand au cours d’un instant,  j’essaie d’extirper, du fond de mes pensée, quelque chose à vous dire.

Je n’écrirais pas plus, par peur de mon vertige, de peur qu’on me fustige, pour m’être balancé, trop loin dans mes pensées.

 

Des Babtous et des lettres 12

Je ne suis pas toi, et tu n’es pas moi. Mais pourquoi ? Sommes nous si différents, tu es une femme, je suis un homme.
Oh mais combien voudrais-je être comme toi. Derrière le mur présumé de ce que le monde préjuge, tu te caches. Je voudrais le détruire mais d’autre s’acharnent à le construire. Je viens d’une famille aisé, est ce cela qui creuse un fossé ? Depuis trop longtemps, de honte tu m’as repoussé, mais était ce réellement ce que tu voulais ?

Et si je te disais, qu’au fond de mes pensée, je ne souhaite que fréquenter une fille comme toi, que dans mes rêves les plus fous, c’est autour de tes joues que se posent mes doigts, que des tiens vers mes yeux  je veux créer des liens, que de tes cheveux à loisir je veux humer le parfum, que pour moi je le sens, rien n’est plus mélodieux que le son de ta voix.

Je pourrais m’épancher, ma foi, plus d’une fois, sur les courbes de ton corps, que du bout de mes doigts, je saurais effleurer te serrant dans mes bras.

Pense ce que tu veux, mais tes lèvres valent pour moi, bien plus que tout ce que tu crois.
Et si tu me laissais un instant les effleurer, je sais que de mes pensées plus jamais, je ne saurais t’effacer.

Deux êtres ainsi unis seraient plus forts que tout, et les gens tout autours ne se soucieraient plus de nous.

Viens avec moi, surpassons nos différences, ignorons les tendances, soyons heureux ensembles. Vivons comme bon nous semble.

Lenain

Des Babtous et des Lettres 11

/*

J’ai hesite a faire un truc sale avec de la program et des fichiers sources, mais j’ai pas assez de connaissance dans le milieu, du coup j’ai faits des truc philosophiques chelous

*/

Les sources, les sources, quelles sont mes sources, c’est une bien bonne question.

Mes parents me diriez vous? Et bien s’ils sont ma source, j’ai du me tromper de ruisseau, petite goutte égarée, j’ai du me trouver mêlé à je ne sais quelle rosée.

Mon passé? Lui aussi, j’ai du l’pommer, tomber trop loin de l’arbre sur lequel j’ai poussé, je n’ai gardé de lui que la forme qu’il m’a donné.

De l’art? De la musique, des livres, des jeux? Oui, c’est peut être là que je suis né, que j’ai grandit. Dans un monde que je me suis construit, autours de livres, de musiques et de jeux, je n’ai pas grand souvenir mais j’étais bien heureux.

L’instruction, le collège, le lycée? Je ne m’en suis pas encore échappé, j’y suis toujours entravé. J’y ai essayé d’aimer, cela m’a transformé. Depuis longtemps séparé, je ne sais si j’dois regretter. Pour le reste, mes pensées sont lestes, chargées du milliers de choses qu’on a voulu m’enseigner.

Mais quelle est ma source, l’endroit d’où je viens vraiment? Je vais essayer, mais je ne peux y répondre surement. Je dirais de partout, et nulle part à la fois, je suis Français, Américain, Lituanien. Je viens de cet endroit qui fait peur à beaucoup, mais qui réuni selon moi les meilleurs d’entre nous. Ceux qui n’ont jamais peur, ceux qui ne craignent que la torpeur. Mais surtout, ceux qui veulent des autres apprendre les mœurs. Ces gens vivent heureux dans ce nouveau terrain de jeu. Ils se rencontrent, des fois s’affrontent, ils s’apprivoisent, même s’il arrive qu’ils se toisent, ils s’aiment même, parfois, trainent leur peine. Peut importe leur visage, leurs corps, leurs ages, nul besoin de savoir ça quand on les a avec soit. Ils sont des hommes, des femmes qui ne vous connaissent pas, mais qui sauront être là quand il le faudra.

Vous l’aurez peut être compris, je ne suis point un ruisseau émanant d’une seule source, mais un fleuve tout entier, englobant en ses flots, des années de bien être et des journées de maux. Si aujourd’hui je devais, dire de laquelle je tiens, la source qui m’est plus chère est sans doute la dernière, ce monde de renouveau, bâtit grâce à internet, est celui qui ma foi, reste le plus dans ma tête.

 

Je viens d’un pays qui n’a pas de frontières, et qui s’étend sans problème sur les deux hémisphères. Point de pouvoir ici, si ce n’est quelques lois, que respectent les gens qui  vivent heureux ici bas.

 

Gaspard / Lenain.

Des Babtous et des lettres 10

Esprit du passé, pensées du futur, certains les ressentent, d’autres les ignorent.

Insignifiant pourtant, sans aucun fond concret, repenser au passé ne permet d’oublier, d’ouvrir devant ses pieds un chemin renouv’lé. N’oubliez jamais ce qui vous est arrivé, mais arrêtez s’il vous plait de vous en lamenter, le passé est passé vous n’pourrez le ram’ner. Se souvenir est bon mais regretter est mal, maladroit aussi lorsqu’on y réfléchi.

Si votre vie vous plaisait, travaillez d’arrache pied pour qu’vot’ présent puisse y r’ssembler. Rassemblez toutefois vos forces dans le cas, où de votre passé vous s’riez passé à coté. Car aujourd’hui il faut en rire, et ne point en souffrir. Souvenez vous de lui seulement pour en tirer des leçons. Songez à présent à vous moquez de vous même, si dans votre mémoire vous étiez malheureux.

Nostalgie n’est bonne qu’quand elle est passagère, passablement discrète, secrètement votre. Outre ces conseils, vivez au jour le jour, n’vous jouez point du monde, soyez honnête homme, soyez honnête femme. Aimez les autres autant que vous vous aimez vous.

 

blblbl

 

 

Des babtous et des lettres 9

Le lieutenant agite son sabre devant nous, l’ordre est donné, nous allons marcher, avec gloire, pour détruire ces anglais.

Je suis dans la mêlée, ma baïonnette au canon, je ne discerne plus la couleur des uniformes, je me contente d’essayer de tuer tout ceux qui m’affrontent.   Je plante cette lame d’acier dans la chair de ces soldats rouges, je distingue des hommes de bleu et de blanc qui avancent à mes cotés, nombreux sont ceux qui tombent.

Les autres français se battent depuis des heures, mais moi, mon régiment n’a pas été envoyé au combat pour l’instant. Cela ne va pas tarder, je vérifie mon fusil encore une fois, replace mon képi sur mon crâne. Par un bref coup d’œil à ma sacoche, je compte 15 cartouches. C’est peu, mais je sais que les commandants n’attendent rien d’autre de nous que d’aller au corps à corps.

Une détonation, soudaine, une douleur profonde, dans mon ventre, je suis touché. Les lanières blanches de mon uniforme se teintent de rouge, mon sang. Les hommes courent autour et sur moi. J’ai mal, mais pas tant que ça. Je m’y attendais, cela devait arriver, c’était mon destin. Je tombe à genoux.

Un régiment de cavalerie légère sonne la charge contre nous. Peu de temps après, je vois des dizaines de soldats sur leurs fiers chevaux qui courent à notre rencontre. Le lieutenant gueule quelque chose, et, suivant le mouvement, nous nous formons en carrés.

Le signal est donné, nous devons avancer. Je compte rapidement, nous sommes dix régiments à nous mettre en marche, soit environ mille deux cents hommes. Nous passons nos lignes d’artilleries, les boulets commencent à fuser autour de nous. Je me contente de marcher, de suivre le pas au rythme des tambours.

La douleur devient de plus en plus vive, à genoux, je me jette ensuite au sol, personne ne me remarque, une fois au sol, je vois la bataille d’un autre œil,  le sol est gorgé de sang, il y a des cadavres, d’homme, de chevaux. Mais c’est surtout les blessés qui se roulent de douleur tout autour de moi.

Grace à notre efficacité, la cavalerie est prise de surprise, et une partie d’entre eux s’écrase sur notre formation. Le reste prend vite la fuite, je passe mon fusil en joue, dresse mon pouce au bout du canon afin de servir de mire, et tire, le cavalier que je visais s’effondre, tandis que m’enveloppe un nuage de fumée .

Je sens un voile noir se poser sur mes yeux, et dans le vacarme qui m’entoure, je me sens m’endormir. Je n’ai plus rien à faire. Cette bataille, du moins, ma bataille, s’achève ici, et c’est un défaite, je ne saurais jamais lesquels de tout ces hommes ont survécus. Ni d’ailleurs laquelle des deux armées gagnera la bataille.

Nous arrivons à portée des mousquets ennemis, je fais feu à plusieurs reprise, obéissant aux cris de mon lieutenant. Des hommes tombent autour de moi, mais moi je reste debout. Au bout de quelques minutes, ou peut-être de quelques heures, je vois enfin nos adversaires prendre la fuite pour se retrancher plus haut, sur la colline. Nous continuons à avancer, au pas de course à présent.

Nous reprenons notre course et arrivons au sommet de la colline, là des milliers d’hommes nous font face. Leurs cannons tonnent à courte portée, les autres tombent dizaines par dizaines, je suis en première ligne, mais la mort ne veut pas de moi pour l’instant. Je grille mes dernières cartouches, on nous donne alors l’ordre de charger. Un maréchal prend la tête de mon régiment, se saisit de son sabre et commence à courir vers le haut de la colline, nous nous mettons tous à courir derrière lui.


Alors, j’étais pas très inspiré, alors j’ai tenté un truc, si vous cherchez où se situe le manque, c’est dans la forme, j’ai pris la première histoire qui me passait par la tête et j’ai tenté de l’écrire en faisant manquer toute forme de chronologie, c’est peut être pas génial mais j’étais pas très inspiré. Après relecture, c’est trèèèèèèès expérimental, désolé.

Gaspard/ Lenain

 

Des babtous et des lettres 8?

Je m’appelle Mathieu, du moins, c’est comment on m’a dit que je m’appelais, aujourd’hui j’ai 15 ans, mais l’histoire que je vais raconter, je l’ai vécu alors que j’étais un petit enfant, je n’ai pas toujours compris ce qui m’était arrivé.

Mon père est professeur, ma mère travaille dans un hôpital, nous avons suffisamment de moyen pour nous permettre de partir en vacances dans les pays voisins,  ainsi, le soir où mon père m’a dit de faire ma valise, cela ne m’a pas semblé étrange, j’ai rassemblé toutes mes affaires dans un gros sac, et j’ai placé le surplus dans le sac de mon père, qui, lui, ne transportait pas grand chose.

Alors nous sommes partit, en voiture tout d’abord jusqu’au nord du pays. On est partit le soir, je ne sais toujours pas pourquoi, ainsi, il faisait nuit noire, et je me souviens avoir laissé ma tête collée contre la vitre jusqu’à ce que je m’endorme.

Mes parents ne m’ont pas réveillé, lorsque je mon somme s’est fini, mon père me serrait dans ses bras, nous étions dans un petit espace très clos, c’était dur de respirer, je n’avais pas peur, parce que mon père était à mes cotés, en revanche, ma mère n’était pas avec nous. Comme tout enfant de 5 ans au milieu de la nuit, je me suis rendormi, et ne me suis fait réveiller par mon père que beaucoup plus tard, dehors. Il m’a donné un bout de papier plastifié, je l’ai toujours, ce bout de papier, dessus, il est écrit « Mathieu Clopin ». Je ne sais pas qui était ce monsieur, mais à cet instant précis, mon père m’a dit que ce serait moi désormais Lui aussi tenait un papier similaire, lui aussi, à changé de nom. Plus tard j’ai appris que mes parents avaient payé très cher ces papiers et le voyage.

Nous ne sommes jamais revenus à la maison, j’ai du me faire de nouveaux amis, aller à une nouvelle école, où tout le monde m’appelait Mathieu. Je m’y suis habitué, j’ai presque oublié mon autre prénom aujourd’hui, mais je me souviens que je suis deux personnes à la fois.

A présent, mon père semble aller de plus en plus mal, je ne lui pose pas de question au sujet de Maman, je sais que les seules choses qu’il reste d’elle dans ce monde sont dans mes pensées et dans celles de mon père.

Je n’ai pas le sentiment d’être aimé ici, les gens me regardent et me traitent méchamment, d’un autre coté, il y a d’autres personnes, qui elles sont très gentilles, et qui ne semblent pas faire attention au fait que je sois un peu plus bronzé qu’elles. Il y a même un fille de ma classe, cette année, qui est vraiment gentille avec moi. Je ne sais pas si elle croit réellement que je m’appelle Mathieu. Au fond, je ne sais même pas si moi j’y crois, j’aimerais y croire, ce n’est pas un moche prénom après tout, mais il y a ces personnes qui s’évertuent à me donner des surnoms qui me déplaisent au plus haut point, qu’est ce que je leur ai fait moi, ou même mon père?

Un soir mon père m’a parlé après le repas, il m’a tout raconté, j’ai pu entrevoir ce que les gens me reprochent.

Ma mère était une rebelle dans mon pays d’origine, elle cherchait à aider les prisonniers politiques, qui eux n’étaient là que parce qu’ils avaient un avis différent du grand chef, ce dernier s’est vite rendu compte du rôle de ma mère, et il a fallu fuir, ma mère est restée là bas, tandis que je fuyais en bateau avec mon père, qui nous avait acheté de nouvelles identités pour que l’on puisse vivre une fois en Europe. Mon père m’a raconté que quelques mois après que nous nous soyons installés, des amis de là d’où on vient lui ont appris que ma mère s’était faites exécutée. Cela ne m’a pas attristé, je le savais déjà, au fond de moi, lorsque j’ai abandonné mon nom, j’ai abandonné ma mère aussi.

Aujourd’hui, je m’appelle Mathieu, ça n’a pas changé, il reste au fond de moi une part de mon ancien nom, mais je veux l’oublier, je sais que le jour où je laisserai mon père, ce monde n’aura plus rien à me reprocher, et alors, peut être, je pourrais être comme tout les autres personnes de ce pays.

 

Des babtous et des Lettres 7

Je conclue aujourd’hui un diptyque entamé la semaine dernière qui mettait en scène deux personnages, un jeune homme et une jeune fille qui étaient devenus amis à force de regarder les mêmes lives, et ce, même IRL. Leur relation est complexes puisque chacun ignore les sentiments que l’autre éprouve.


 

Cela fait deux jours que je ne lui ai pas adressé la parole, deux jours que je me suis perdu dans le jardin des plantes de ma ville, et sûrement deux jours que je me suis perdu moi même. Je n’en peux plus, je dois trouver un moyen de lui parler.

Chaque jour de plus est du temps que je passe à me lamenter sur mon sort, je suis un déchet, je ne sais même pas ce qu’elle fait de son coté. C’est frustrant. Si seulement je pouvais savoir à quoi elle pense en ce moment… Mais non, j’ai beau diriger toutes mes pensées vers elle, rien n’y fais, je ne vois pas au delà de ce voile qui s’est posé il y a deux semaines.

Je voudrais la revoir blottie dans ma couverture sur mon lit à regarder ces streameurs que l’on apprécie tout les deux sur l’écran projeté au mur. Je voudrais revoir ses lèvres esquisser un sourire tandis que je dis de la merde à coté d’elle, je veux recommencer à lui adresser des messages cons sur le chat, alors que l’on est à un mètre l’un de l’autre…

Je me souviens aussi que ces soirs là, c’était moi qui m’occupait de la bouffe, si au début, je me contentais de pizzas, elle était rapidement devenue la seule personne pour qui je n’ai jamais daigné cuisiner.

Nous n’étions pas en couple, mais nous étions ensembles, je n’avais pas besoin de l’embrasser pour qu’elle comprenne que je l’aimais, elle n’avait pas besoin de le dire pour que je vois qu’elle était plus heureuse à mes coté que nulle part ailleurs. Mais voila, cette situation avait trop durée, à flirter trop longtemps, on s’en était brulé les ailes. Je ne lui parle plus, elle ne me parle plus, cela ne peut durer. Je dois lui adresser un message, l’inviter, lui avouer.

Il est deux heures de l’après midi, on est jeudi, ce soir aura lieu le stream d’écriture de Tinky, de mémoire, ce soir c’est thème libre, c’est peut être l’occasion dont j’ai besoin. Je saisi mon téléphone qui croule sous les fissures, putain, faudrait que je m’en rachète un.  Je trouve rapidement ma conversation sms avec elle, elle est la seule personne à qui j’envoie des textos, et lui envoie le texte suivant :

 » Salut, dis moi, ce soir c’est écriture, ça te dis qu’on se fasse ça ensemble, comme la dernière fois? 🙂 »

J’appuie sur « send » avant que ma peur ne me rappelle à l’ordre, putain, pourquoi j’ai fait ça, elle ne va jamais répondre, ou bien elle va se foutre de ma gueule. Alors que je m’apprête à me lever pour faire quoi que ce soit de plus constructif, comme vider d’un trait la bouteille de Whisky posée au dessus de moi, ou comme frapper de toutes mes forces dans le mur face à moi, mon téléphone vibre, je m’en empare immédiatement.

 » Salut, oui, pourquoi pas, ça pourrait être marrant 😉 »

Nous fixons rapidement le rendez vous à 17h45, je m’occupe de tout, comme d’habitude, et elle ramène un dessert, soit.

L’après midi s’embrase et se consume, il est 17h30, je sors mon pc portable pour écrire, prépare mon bureau, range un minimum mon appartement et m’apprête à la recevoir.

L’interphone sonne, j’appuie sur l’interrupteur pour lui ouvrir la porte de l’immeuble, quelques instants plus tard, elle est face à moi, enfin. Je détaille son visage de mon regard, puis m’attarde sur ses ongles qu’elle a vernis aujourd’hui même, d’un rouge clair. Qu’elle est belle.

Elle s’installe, nous échangeons quelques banalités et le thème pour les textes tombe, « Thème libre », putain, yes, je vais pouvoir m’amuser.

Je laisse à cette jeune fille mon bureau et mon pc tandis que je commence à écrire sur le pc portable. Les mots filent à toutes allure sous mes doigts, je peux enfin contenter mon cœur que ne demandait qu’à se vider, à plusieurs reprise, je me retiens de laisser une larme couler sur ma joue tandis que j’observe cette belle jeune fille de dos, qui s’affaire sur mon clavier.

Nous avons convenu de ne pas voir le texte de l’autre avant qu’il ne soit lu en live. Il est 20h30, nos textes sont envoyés, j’ai commandé des sushis que nous mangeons ensemble sur la petite table de mon appartement, après quelques discutions, il est 21h, le live commence, j’installe le projecteur et m’assieds sur mon lit, qui sert de canapé faute de place dans l’appartement.

Elle s’assied à coté de moi, ni trop proche, ni trop loin, je peux entendre son souffle à ma gauche. Le live commence, nous avons chacun nos smartphones dans les mains pour chatter avec les autres, elle sourit, cela me rassure un peu, mais  je commence à regretter le texte que j’ai écrit.

Le live se passe, on s’amuse, je fais des blagues débiles, elle rigole, je suis si heureux de pouvoir de nouveau apercevoir ses dents derrière son rire. Je me sens apaisé, mais je sais que ce soir marquera un changement dans ces soirées, celle ci pourrait être la dernière, et si elle ne l’est pas, elles ne seront plus jamais les mêmes.

Après une heure ou deux de live, Tinky en arrive à mon texte, putain, je tremble, j’entends sa voix qui manipule mes mots, ces mots si précieux qui de mon âme doivent effacer les maux. A ma grande surprise, alors qu’il lit ce même texte que j’écrivais quelques heures auparavant, je le découvre d’une toute autre façons, il me semble plus harmonieux, plus proche de ce que je suis. C’est alors que je me souviens du sujet dont il est question, ce même sujet qui est situé à ma gauche actuellement, et qui est venu poser délicatement sa tête sur moi, merde, je ne m’en suis pas rendu compte, mais des larmes coulent sur mes joues.

Je sens ses doigts essuyer mes larmes, je ne sais plus si je suis heureux, malheureux, je suis perdu.

Alors soudain, à ma plus grande surprise, je sens ses lèvres s’appliquer sur les miennes, avec la délicatesse d’une plume, et la douceur d’une caresse. Merde, j’en ai rêvé pendant des mois, et c’est en train d’arriver, elle, et moi, ensembles, putain. Je l’enlace de mes bras et l’embrasse passionnément, je sens un sourire se dessiner contre mes lèvres, à cet instant, nous sommes les deux êtres les plus heureux du monde.

Nous finissons de regarder ce stream dans les bras l’un de l’autre, pour mon plus grand bonheur, et restons dans cette position plus longtemps encore, n’interrompant ces instants ou nous nous contemplons que pour nous embrasser.

Enfin, lorsque le temps viens de nous couper du monde, nous sombrons dans l’amour de l’autre avec passion, laissant aux corps les rôles des mots, et à nos lèvres le droit d’aller crescendo.

 

Gaspard / Lenain

 

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Si vous avez le temps pensez aussi à lire les 10 textes, je suis sur que certains pourraient vous intéresser.

Merci d’avance, et bonne lecture

Gaspard Coulet / Lenain

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